Il y a environ 450 hommes ou femmes en gendarmerie qui sont techniciens d'identification criminelle. Ils sont chargés d'opérations de police scientifique en vue de la manifestation de la vérité dans le cadre des enquêtes judiciaires.
Ces techniciens servent dans des brigades de recherches (BR).
Les Missions
Organiser les constatations sur les lieux d'un crime ou d'un délit.
Rechercher les preuves matérielles au travers d'opérations techniques, notamment des prélèvements d'indices.
Renseigner les magistrats et les officiers et sous-officiers de gendarmerie qui dirigent les enquêtes judiciaires (appelés directeurs d'enquêtes).
Exploiter les résultats des analyses scientifiques réalisées par des laboratoires, notamment l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN).
Recrutement des TIC.
Les TIC sont recrutés parmi les sous-officiers servant déjà en gendarmerie. Les candidats doivent :
être volontaires pour cette technicité,
présenter un réel intérêt pour la police judiciaire,
être affectés ou en instance d'affectation dans une brigade de recherches,
être susceptibles d'être maintenus dans la technicité pendant au moins cinq ans.
Les TIC sont formés au centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ) de l'école de gendarmerie de Fontainebleau (77).
Formation initiale
Les sous-officiers retenus suivent un stage de 6 semaines (cours théoriques et exercices d'application) dans les domaines suivants :
photographie et vidéo judiciaire,
empreintes digitales,
traces d'effraction et d'impression (traces de pas, de pneumatiques ...),
enseignement scientifique : biologie, médecine légale, entomologie (étude des insectes), anthropologie,
balistique, explosifs, incendies.
faux documents.
Perfectionnement
Tous les sous-officiers TIC servant en brigade de recherches suivent un stage de consolidation d'une durée d'une semaine au CNFPJ, dans un délai de trois à cinq ans après le stage de formation initiale